Arthrose du genou

L’arthrose du genou est une affection qui touche l’articulation du genou et peut être responsable de douleurs au genou, de raideur et d’une gêne fonctionnelle.

Les symptômes peuvent être discrets ou plus marqués selon les situations. Cette variabilité rend parfois l’identification de la pathologie plus complexe. Un diagnostic précis grâce à l’imagerie est essentiel pour adapter la prise en charge.

IRMI en quelques chiffres

30 %
des personnes de plus de 65 ans sont touchées par l'arthrose du genou.
70 %
des cas s'améliorent avec un traitement médical de première intention, sans geste complémentaire.
À retenir

L’arthrose du genou correspond à une usure progressive du cartilage articulaire, à l’origine de douleurs et d’une raideur, en particulier lors de la marche ou de la montée des escaliers. C’est l’une des localisations les plus fréquentes de l’arthrose. La prise en charge, initialement médicale, est adaptée au cas par cas selon le stade et le retentissement fonctionnel.

Qu’est-ce que la gonarthrose ?

L’arthrose du genou, également appelée gonarthrose, correspond à une atteinte chronique du cartilage articulaire.

Cette pathologie se caractérise par une dégradation progressive du cartilage qui recouvre les extrémités osseuses du fémur, du tibia et de la rotule. Elle s’accompagne de modifications de l’os sous-jacent et de l’ensemble de l’articulation.

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Quelles sont les conséquences de l’usure du cartilage ?

À l’état normal, le cartilage permet un glissement fluide entre les surfaces osseuses. Il absorbe les contraintes mécaniques liées aux mouvements, offrant une articulation normalement souple et fonctionnelle.

Lorsque l’arthrose du genou se développe, ce cartilage s’amincit et perd ses propriétés. Cela entraîne des frottements anormaux, responsables de douleurs et d’une limitation des mouvements.

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Quelles sont les causes de l’arthrose du genou ?

Dans la majorité des cas, cette pathologie est liée à un processus dégénératif associé à l’âge. D’autres mécanismes peuvent intervenir, en fonction du contexte clinique :

  • des traumatismes anciens du genou ;
  • des anomalies d’alignement des membres inférieurs (genu varum, genu valgum) ;
  • des contraintes mécaniques répétées.

Ces éléments sont souvent intriqués et expliquent la diversité des formes de gonarthrose.

Quels sont les facteurs favorisants ?

Certains facteurs peuvent favoriser cette pathologie :

  • le vieillissement articulaire, un facteur fréquent ;
  • le surpoids, qui augmente les contraintes mécaniques sur le genou ;
  • certaines activités professionnelles ou sportives sollicitant excessivement l’articulation ;
  • des antécédents de lésions ligamentaires ou méniscales.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes sont variables et parfois absents.

  • Les douleurs au genou constituent le signe le plus fréquent. Elles sont souvent mécaniques, apparaissant à l’effort et diminuant au repos.
  • Une raideur articulaire peut être ressentie, en particulier après une période d’inactivité.
  • Une gêne à la marche ou lors des mouvements du quotidien peut s’installer progressivement.

Pourquoi les douleurs au genou peuvent retarder le diagnostic ?

Le diagnostic peut être retardé en raison de symptômes peu spécifiques. Les douleurs ne sont pas spécifiques de l’arthrose du genou : elles peuvent être liées à d’autres pathologies articulaires, tendineuses ou ligamentaires.

De plus, l’intensité des douleurs n’est pas toujours corrélée à l’importance des lésions visibles à l’imagerie.

Quel diagnostic face à une suspicion de gonarthrose ?

Le diagnostic repose sur l’analyse du contexte clinique et sur des examens complémentaires, notamment l’imagerie.

L’interrogatoire et l’examen clinique permettent d’orienter le diagnostic ; ils sont complétés par des examens d’imagerie selon les indications médicales. Cette approche permet d’évaluer la nature des lésions et leur impact fonctionnel.

Les examens d’imagerie

L’imagerie permet de visualiser la lésion et de confirmer le diagnostic.

  • La radiographie est généralement réalisée en première intention. Elle permet d’identifier les signes caractéristiques de l’arthrose, notamment le pincement articulaire.
  • L’IRM peut être proposée après évaluation spécialisée, notamment pour analyser les tissus mous et les structures cartilagineuses.

Analyse des images : ce que recherche le médecin

L’analyse des images permet de caractériser précisément la lésion. Les examens permettent au médecin de :

  • évaluer la localisation de l’atteinte au sein du genou ;
  • analyser l’importance de la dégradation du cartilage ;
  • rechercher d’éventuelles lésions associées.

Ces éléments sont interprétés en fonction du contexte clinique, afin d’orienter la prise en charge.

Comment traiter l’arthrose du genou ?

Le traitement dépend de l’intensité des douleurs, du retentissement fonctionnel et de l’évolution de la pathologie. Une prise en charge de première intention (adaptation des activités, rééducation, traitement symptomatique) est généralement proposée avant d’envisager des techniques plus spécifiques.

Lorsque les symptômes persistent malgré ces mesures, des techniques mini-invasives guidées par l’imagerie peuvent être proposées, après évaluation spécialisée :

Technique Principe Indication typique
Radiofréquence Interruption ciblée de la transmission des signaux douloureux issus de l’articulation, par la chaleur générée par un courant de radiofréquence Douleur articulaire chronique, notamment chez les patients pour qui la chirurgie n’est pas ou plus indiquée
Embolisation Ciblage des zones d’hypervascularisation synoviale anormale, associées à l’inflammation et à la douleur chronique Gonarthrose symptomatique avec synovite, douleur résistante aux traitements habituels
Arthrosamid Injection intra-articulaire d’un hydrogel de polyacrylamide, qui s’intègre durablement aux tissus synoviaux pour améliorer le confort mécanique de l’articulation Douleur et gêne fonctionnelle liées à l’arthrose, en alternative ou en complément des autres injections
Injections de PRP Injection intra-articulaire visant à stimuler les mécanismes de réparation tissulaire et à réduire l'inflammation locale Gonarthrose débutante à modérée, patients recherchant une option biologique avant d'envisager d'autres techniques
Principe
Interruption ciblée de la transmission des signaux douloureux issus de l’articulation, par la chaleur générée par un courant de radiofréquence
Indication typique
Douleur articulaire chronique, notamment chez les patients pour qui la chirurgie n’est pas ou plus indiquée
Principe
Ciblage des zones d’hypervascularisation synoviale anormale, associées à l’inflammation et à la douleur chronique
Indication typique
Gonarthrose symptomatique avec synovite, douleur résistante aux traitements habituels
Principe
Injection intra-articulaire d’un hydrogel de polyacrylamide, qui s’intègre durablement aux tissus synoviaux pour améliorer le confort mécanique de l’articulation
Indication typique
Douleur et gêne fonctionnelle liées à l’arthrose, en alternative ou en complément des autres injections
Principe
Injection intra-articulaire visant à stimuler les mécanismes de réparation tissulaire et à réduire l'inflammation locale
Indication typique
Gonarthrose débutante à modérée, patients recherchant une option biologique avant d'envisager d'autres techniques
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Ces gestes sont réalisés sous guidage par imagerie, en ambulatoire. Le choix entre ces différentes techniques repose toujours sur une analyse individuelle prenant en compte les symptômes, les résultats de l’imagerie, le stade de l’arthrose et les objectifs du patient.

Expertise spécialisée IRMI

Une expertise spécialisée en imagerie peut améliorer la précision du diagnostic.

L’IRMI s’inscrit dans une approche structurée associant imagerie spécialisée et analyse médicale approfondie. L’interprétation des examens repose sur une lecture contextualisée et multidisciplinaire.

Cette démarche permet d’affiner le diagnostic et d’orienter les décisions thérapeutiques au cas par cas, conformément aux recommandations médicales en vigueur.

Lorsque cela est indiqué, des techniques de radiologie interventionnelle peuvent être envisagées. Ces traitements mini-invasifs (radiofréquence, embolisation, Arthrosamid ou PRP) s’intègrent dans un parcours de soins personnalisé, après évaluation spécialisée.

Références

FAQ

Non, certaines formes peuvent être peu symptomatiques, notamment au début de la maladie.

Non, les douleurs au genou peuvent avoir de nombreuses origines. Une évaluation médicale est nécessaire.

Oui, l’imagerie permet de confirmer le diagnostic et d’évaluer l’étendue des lésions.

Non, l’évolution dépend de nombreux facteurs et varie selon les individus.

Oui, la prise en charge est définie au cas par cas, en fonction du contexte clinique et des recommandations.